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dimanche, mai 25, 2008

Le règne de l'égoïsme

433600031.jpgEt voici les rumeurs de grèves des fonctionnaires qui recommencent… sous la frustration toujours grandissante des non fonctionnaires. C’est qu’à Paris lorsque les transports en commun cessent, c’est le chaos. Deux heures de marche à pied pour certains, réveil à trois heures du matin puis attente infinie d’un RER qui ne viendra peut-être pas pour d’autres…

Ces heures perdues, ces absences non intentionnelles au travail sont-elles remboursées ? Bien sûr que non. Sans compter la fatigue physique des mères de famille qui habitent en banlieue  et qui doivent encore faire à manger en rentrant épuisées le soir ou la déception morale d'un chômeur qui a finalement obtenu un entretien au bout de deux ans et qui ne peut pas s'y rendre.

Alors comment ne pas comprendre la fureur qu’engendre l’annonce de grève de la part de personnes qui peuvent freiner le système sociétaire entier ?

 Certaines grèves sont plus justifiés que d'autres, disons qu'elles sont mieux comprises: personnel hospitalier, pêcheurs, etc. parce qu'on sait  qu'ils manifestent pour des conditions de travail meilleurs, voire un semblant de salaire digne...mais les fonctionnaires, eux, sont rarement supportés dans leurs revendications. On leur reproche souvent de refuser la remise à niveau intenté par les gouvernements.

Je ne veux pas tomber dans le piège facile de lynchage systématique des fonctionnaires, comprenant qu’étant ancré dans un agréable quotidien ils se battent pieds et mains pour préserver leurs privilèges (grands pour certains, petits pour d'autres), ce que je reproche néanmoins est le fait, qu’en réagissant ainsi, en ne voulant rien changer au système, ils font preuve d’un égoïsme sans égal. Ce que je comprends le moins est le refus catégorique de repousser l'âge de départ à la retraite –contrairement aux autres professions, ce qui fait que certains se retrouvent à 55 ans et moins à se la couler douce- et le fait également qu'ils ne veulent en aucun cas qu'on touche à leurs privilèges (dont l'incroyable sécurité de l'emploi, ce qui en soi est quand même un sacré avantage) qui datent pour certains de plus d'un siècle . Ma question est donc la suivante : en quoi s’octroient-ils le droit de travailler "moins " (d'heures en l'occurrence) ou du moins "moins longtemps "que les autres ? Comment justifient-ils une telle injustice ? Ne pensent-ils pas à l'avenir de leurs propres enfants? Certains prétendront que tous les fonctionnaires ne se la coulent pas douce comme certains semblent l’imaginer, et là-dessus je suis totalement d’accord ayant moi même de la famille dans ce milieu parfois injustement méprisé, néanmoins je pense ne pas me tromper en disant que le monde change, il me semble juste de changer avec…

Perdre des privilèges, même minimes, travailler plus pour gagner un peu moins, n’enchantent personne, mais si ça peut aider un plus grand nombre de personnes qui eux malheureusement n’ont pas ce genre de légers soucis  à mieux vivre voire à survivre, comment s’y refuser ?

Il ne faut pas penser qu’à soi, regarder son nombril, ses intérêts…au contraire il faut essayer d’ouvrir ses œillères et de voir le monde dans son ensemble, davantage encore à notre époque où la nature se rebelle et notre monde peine à rester en santé, nous devons nous tenir coude à coude et penser au prochain. C’est notre seule chance de survie.

Personnellement je travaille depuis de nombreuses années dans l’hôtellerie. Pendant longtemps j'ai été réceptionniste, je commençais à 6heures du matin ou terminais à 23 heures, je travaillais les jours fériés (la plupart sans recevoir de prime supplémentaire) et en dix ans, je n’ai jamais pu passer un weekend en  famille. Outre les conditions de travail éreintantes du milieu hôtelier, le salaire est rarement très alléchant :  le smic généralement et pourtant je parle 6 langues. Donc si je voulais parler d’injustice, je me dirais : pourquoi quelqu’un comme moi qui a fait des études, a de l’expérience et parle six langues est payé au même niveau qu’une femme de chambre illettrée ? Voilà ce que je pourrais ruminer à longueur de journée…

Mais en y pensant bien, en quoi ai-je le droit de réclamer d’être privilégiée par rapport à des personnes qui travaillent physiquement plus dure que moi et qui se retrouvent le dos cassé entre autres problèmes bien plus graves de santé après 15 années de service simplement parce qu’elles n’ont pas eu la chance  d’étudier et de voyager ?

Nous ne parlons pas là de justice sociétaire mais bel et bien de justice humaine : en quoi mériterais-je plus d’argent ou de privilèges simplement parce que je suis plus éduquée ?

C’est pourquoi je pense qu’il vaille mieux éviter les extrêmes pour privilégier l’égalité et ainsi envisager les choses du point de vue « humain ».

Comme je l’ai dit plus haut :

Le monde change et nous nous devons de changer avec.

Commentaires

agréablement surprise par votre intelligente réflexion,d' autant que nous portons le même le même nom et que ce que vous exprimez me semble sortir tout droit de ma façon de penser !

Écrit par : paladini nicole | samedi, mai 31, 2008

Merci pour votre petit mot...je n'ai encore jamais rencontré de Paladini hors la famille de mon mari brésilien! D'où vient votre nom? Le notre vient d'Italie, son grand père napolitain s'appelait en fait "Paladino" mais quand il a débarqué au Brésil, il y a eu une erreur lors de l'enregistrement de son nom (i au lieu de o)et depuis il s'appelle Paladini...

Écrit par : lagitane | samedi, mai 31, 2008

Lire le blog en entier, pretty good

Écrit par : Nina_Tool | samedi, septembre 19, 2009

Les commentaires sont fermés.

 
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