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lundi, janvier 15, 2007

Beigbeder vs Diam's (ou pourquoi il y a de plus en plus de célibataires)

De moins en moins de monde se marie. Pourtant de plus en plus de monde envahit les agences matrimoniales, les chats (les forums de discussion, pas les animaux, voyons, where have you been all these years ?), etc. dans l’espoir de trouver l’âme soeur. A quoi cela tient-il ? m’interrogé-je. J’ai alors eu ma réponse par hasard alors que je lisais le premier livre « mémoire d’un jeune homme dérangé » de notre snob bien aimé, à savoir Beigbeder, en écoutant à la radio « jeune demoiselle » de Diam’s. Voilà sur quels critères de recherche se basent les hommes puis les femmes :

Pour les hommes : Beigbeder, extrait de « mémoire d’un jeune homme dérangé » :
Les hommes craignent la vie de couple pour une seule raison : la peur de la routine. Cette peur en cache une autre, celle de la monogamie. Les types n’arrivent pas à admettre qu’ils puissent rester toute leur vie avec la même femme. La solution est simple : il faut qu’elle soit boniche et putain, vamp et lolita, bombe sexuelle et vierge effarouchée, infirmière et malade. Si la femme de votre vie est innombrable, pourquoi iriez-vous ailleurs ? Votre vie quotidienne cessera alors d’être une vie de tous les jours.
Je regarde Anne et que vois-je ? Le matin, une femme mûre, ébouriffée, à la voix rauque, qui fait sa toilette en écoutant la radio. Dix minutes plus tard, c’est déjà une autre, tendre amie, qui crache des noyaux de cerise par la fenêtre. Retour au lit : Anne est une troisième, sensuelle au corps brûlant. Et ainsi de suite, en une journée je connaîtrai vingt femmes différentes, de la petite fille modèle qui regarde la télé en mâchant du chewing-gum lui gonflant les joues, à la dactylo populaire qui parle au téléphone en se limant les ongles, en passant par la dépressive hystérique qui meurt d’angoisse en fixant le plafond, sans oublier la maîtresse fleur bleue. Comment voudriez-vous que je m’en lasse ? Pas besoin de subterfuge, d’inventions compliquées ou de stratagèmes pour raviver ma flamme : Anne est un harem à elle toute seule

Pour les femmes : Diam's, paroles (résumées) de "Jeune demoiselle"
Dans mes rêves, mon mec a *le charme de Beckham *le charisme de Jay-z *le sourire de Brad Pitt *Il n'aime pas les bimbos *Il aime les formes à la J-Lo *Il a le torse de D'Angelo *fait rire comme Djamel *fait la cour sur du Cabrel *quand il écrit des lettres il a la plume de  Booba *il a du coeur et quand il danse, c'est Usher *il appelle tout le temps car il m'aime *c'est une encyclopédie car il se cultive *il est top, entre l'intello et le beau gosse *il a la carrière d'Eminem *des airs de minet quand il m'emmène en week-end *le calme de Zidane *le regard de Method Man *il sait prendre des risques et ne regarde par les bitchs *c'est un peu de mon ex mélangé à mon père *est digne comme Mohammed Ali *ses potes me font rire à la Eric et Ramzy *Ben ouais, mon mec est complet.

Avec de telles exigences, on comprend mieux pourquoi autant de monde ne trouve jamais l'âme soeur...

 

06:55 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (11)

Commentaires

Voila un grand sujet. Je vous enjoins à le creuser plus avant et nous faire part de façon plus élaborée de vos conclusions.
Sur mon blog, j’écris aujourd’hui sur un sujet vaguement connexe.

Écrit par : Allez_gorille | lundi, janvier 15, 2007

Merci de votre passage. J'ai commencé ce blog pour faire part de quelques unes de mes pensées, de mes états d'âme en général, d'anecdotes parfois insolites du monde (étant toujours entre deux pays) et de présenter quelques extraits de mes manuscrits.
Je n'ai donc pas pour ambition, dans ce blog évidemment, de creuser profondément tous les sujets que j'aborde.

Certains, il est vrai, me tiennent à coeur, vous vous rendrez compte desquels si vous lisez mes autres avis, passés et à venir, mais d'autres éveillent certes mon attention, mais pas au point de leur consacrer trois pages.

Merci encore une fois pour votre intérêt et je m'en vais voir votre "sujet vaguement connexe"

Écrit par : La gitane | lundi, janvier 15, 2007

Venant d'un auteur qui a déjà dans un passé électoral récent commis l'exploit de soutenir le parti communiste en faisant la promotion d'une marque célèbre de champagne lors d'une soirée promotionelle de magazine "people", plus rien ne m'étonne dans la confusion des propos.
En même temps que son éloge d'Anne il vendait d'ailleurs dans cet hebdomadaire une chroniques brumeuse de ses frasques alcoolisées et sexuelles dans les boites les plus huppées du monde entier.
Diam's souhaite tout. Comme chacun. Elle est en tous les cas en phase avec les pages "sentiments" des magazines féminins. Avoir tout, un mari, un(des) amant(s) et cela sans culpabiliser...
Sujet intemporel que la double attirance entre un seul partenaire et tentation irrépressible de connâitre d'autres frissons.
Une seule chose est certaine.
L'épanouissement n'est pas dans le butinage. La collection de grains de peau ne concerne que la surface des choses. Et l'oxygène recherché en croyant échapper à la bulle de la vie quotidienne est souvent un gaz pervers aux effets collatéraux e dévastateurs.
C'est le mythe de la recherche de "l'autre" qui serait une la moitié perdue de sa propre entité. Le fameux être complémentaire...
A t'il une réalité ?
Et quand bien même...
Le rencontrer est il une assurance de bonheur...?
J'en doute.
Rien ne se construit dans l'instantané de l'incendie.
La vie, le bonheur, nécessitent du calme et de la constance.
De la fidélité quoi.

Écrit par : mclane (e-meute) | mardi, janvier 16, 2007

J'aime beaucoup ton commentaire, Mclane.
J'ai souvent été bercée, au lycée, par la légende de l'être complémentaire, l'"autre", notre moitié de laquelle Zeus nous a séparés. J'ignore si elle existe, et comme tu le dis si bien, "quand bien même...le rencontrer est-il une assurance de bonheur?"
Personnellement, je ne crois pas.
Que la vie et le bonheur nécessitent du calme et de la constance, c'est certain, mais avec ces idéaux viennent aussi la routine, ce qui, d'après moi, empêche l'homme de se sentir libre et donc d'atteindre le degré de spiritualité nécessaire qui lui permettrait d'être tout à fait honnête avec lui-même (et donc de découvrir qui il est vraiment et ce qu'il désire de la vie).
Le choix entre le chaos sentimental qui assouvit notre vanité et la stabilité relationnelle qui apaise notre esprit, n'est donc pas une simple affaire. Manipulés par les modes, déconcentrés par les magazines, il n'est vraiment pas évident de rester loyaux à ses principes.
Je dirais même qu'il faut une sacré force de caractère pour préserver notre couple, lorsqu'on en est un, surtout dans les moments difficiles où il nous semble plus facile de s'abandonner au monde des frivolités.
En tout cas, il est vrai, que la réponse à nos choix est : la fidélité...toujours...la fidélité à nous-mêmes et à nos principes.

Écrit par : La gitane | mercredi, janvier 17, 2007

La gitane,
Je connais parfaitement mon être complémentaire. J'ai la chance de l'avoir rencontré(e). je sais même exactement où la trouver. Pourtant je ne vivrais jamais avec elle et c'est avec une autre que j'ai choisi, sans aucun regret, de passer les bonheurs et les épreuves de l'existence. Et c'est justement pour cela que je la fuis après avoir cherché l'absolu, comme tant, durant plus de la moitié de ma vie.
C'est contradictoire ?
Pas pour moi.
Pour assumer tout à fait ce qui peut paraître absurde, je travaille sur une fiction dans laquelle le héros fait le douloureux choix contraire.
Je préfère de très loin m'épanouir dans mon bonheur quotidien...et paisible.
les mythes n'ont de valeur que dans la quête.
Vient ensuite le temps de la sérénité...

Écrit par : mclane (e-meute) | jeudi, janvier 18, 2007

Salut Mclane,

j'hallucine. Je viens d'écrire une super longue réponse à ton post du 18/01 et j'ai tout perdu...Tant pis pour moi...

En tout cas je voulais te demander comment tu sais que la personne que tu as rencontrée était l'être complémentaire...parfois j'ai l'impression que parce que quelqu'un nous fait beaucoup souffrir on croit qu'on est plus amoureux et donc qu'il s'agit de la personne qui était supposée être pour nous...(je dis ça parce que tu prétends avoir préféré la sérénité à cette relation, j'en conclue donc qu'elle risquait d'être houleuse (sorry si je m'immicie dans quelque chose qui ne me regarde pas)...)
Or je crois que souvent on confond "the one" à l'être complémentaire...parce que quand on cherche "the one", on s'imagine quelqu'un exactement comme nous (mêmes goûts, mêmes principes existenciels, etc.), ce qui est contraire, d'après moi, à la notion d'"être complémentaire".

En tout cas, dis-moi quand ton livre sortira. C'est un sujet intéressant. As-tu déjà publié quelque chose?

Écrit par : la gitane | jeudi, janvier 18, 2007

Mon premier livre sort début avril aux éditions Privé. (Métier de Chien)
Cela m'apporte la chance d'avoir d'autres contacts dans ce milieu pour penser écrire sur d'autres sujets qui n'ont rien à voir avec le thème de ce premier livre, qui est plutôt un témoignage.
Rien à voir avec le sujet du billet.
Je suis un peu en retard sur la vie d'auteur, mais j'ai auparavant fait plein d'autres trucs différents.
Pour revenir à ta réponse.
Non. Pas houleux. Pas d'autre souffrance que d'aimer irraisonnablement.
L'être complémentaire n'est pas un clone comme tu l'écris.
Comment savoir ?
Difficile à expliquer.
Tu sais.
Immédiatement.
Et quelques temps plus tard tu comprends vite aussi pourquoi c'est dangereux. Létal. Parce la fusion est une combinaison chimique pure qui tue de fait tout élément exogène.
Je pense être plus clair quand je le mettrais sérieusement sur des lignes.
Pour l'heure ma priorité est de rendre ma copie dans les délais....c'est à dire demain...
;-)
Sinon...pour répondre longuement aux billets...Le mieux est de bosser sur word en brouillon. Cela évite de massacrer le clavier ou de mettre un coup de tête à ton écran :-D

Écrit par : mclane (e-meute) | jeudi, janvier 18, 2007

Les idéaux tels que la constance et le calme rimeraient donc avec routine ? Nous avons si peur de nous enliser dans une vie monotone que le simple mot calme et fidélité nous heurtent de plein fouet ?! semble-t-il... Cependant, un jour il y a comme une évidence dans la rencontre avec l'autre. A partir de là, les amours fusionnels nous semblent appartenir à un passé très lointain. Etant d'une nature explosive, je ne croyais pas un jour dire cela, je ne regrette rien de mes relations passsionnelles du passé, mais ce que je vis aujourd'hui avec l'autre est d'une intensité bien plus grande que tout ce que j'ai connu parce que je le vis dans le calme et la sérénité. C'est peut-être ça l'amour ? Ne plus avoir peur de perdre, juste vivre en se faisant d'abord confiance à soi-même !

Écrit par : On the borderline | jeudi, janvier 18, 2007

Tu as raison, on the borderline. La sérénité fait peur...surtout pour les gens qui travaillent avec leur imagination tels que les écrivains...parce qu'ils s'imaginent que l'amour rime avec perte de la liberté...spirituelle en particulier...or comment écrire si notre esprit se sent emprisonné?
Mais, en paradoxe, il est vrai qu'une personne ne peut évoluer que lorsque sa vie n'est pas perpétuellement perturbée par des tempêtes sentimentales.

"Etant d'une nature explosive, je ne croyais pas un jour dire cela"...pareil de mon côté...et j'ai remarqué qu'en règle générale, les français (ou peut-être même les européens) ne sont pas aussi à l'aise avec les sentiments que certains autres peuples, tels que les brésiliens. Mon mari, par exemple, qui est justement brésilien, m'a souvent reproché de ne pas savoir parler d'amour; quand j'essaie d'exprimer mes sentiments, je balbutie, je rougis, etc...(alors qu'au Brésil, les gens sont toujours en train de s'embrasser, de s'appeler au téléphone, de se dire "je t'aime", etc.) ce qui me rappelle un livre de Beigbeder (Sorry, Mclane, d'encore une fois le mentionner) dans lequel il disait: "Pourquoi le romantisme nous-il mal à l’aise ? Pourquoi a-t-on honte de nos émotions. Pourquoi traque-t-on le pathos comme la peste ?"
Voici une question qui me semble intéressante à explorer...
(PS: j'ai toujours pensé que, pour ma part, c'était parce que j'avais grandi en banlieue, un endroit où il vaut mieux ne jamais afficher ses sentiments...mais apparemment les autres classes sociales n'échappent pas à ce phénomène)

Quant à mclane, je guette ton livre en avril.

Écrit par : la gitane | jeudi, janvier 18, 2007

Bonsoir Gipsy, je voulais juste vous remercier de votre passage sous le Figuier. A bientot ! TR

Écrit par : TR | vendredi, janvier 19, 2007

You welcome, Tatiana de Rosnay, it's always a pleasure to ferret (fouiner?) in the fig tree.

Écrit par : la gitane | vendredi, janvier 19, 2007

Les commentaires sont fermés.

 
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