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vendredi, novembre 27, 2009

Photo Shooting de dernière minute avec le Photographe Joseph Elfassi

Je m'étais fixée plusieurs buts en me rendant au salon du livre de Montréal:

-parler de mon livre sans bafouiller

-ne pas rougir sur une interview vidéo

-faire un photo shooting avec Joseph Elfassi

Et même si ça n'a pas été évident pour les 2 premiers et que le dernier a bien failli ne pas se faire, je suis rentrée, ma mission accomplie.

Voici doncphoto Elfassi1sans poche.jpgphoto Elfassi.jpgphoto Elfassi 2.jpg les photos de la séance dernière minute (plus visible sur l'album) avec Joseph Elfassi. www.elfassi.ca

lundi, novembre 23, 2009

Salon du livre de Montréal dernière journée

Voici la fin de mon séjour à Montréal. Le salon du livre s'est très bien passé. Le public québecois a été particulièrement réceptif à "Sang pour Sang". Une dernière signature puis la visite de mon éditeur, Stéphane Berthomet, et je suis de retour en France...Rendez-vous au salon du livre à Paris pour la sortie en mars de "Sang pour Sang" en France.IMG_4308.JPG

IMG_4302.JPGIMG_4311.JPGIMG_4309.JPGsalon éditeur.jpg

dimanche, novembre 22, 2009

Salon du livre de Montréal

Me voici enfin en dédicace dans un Salon du Livre, en l'occurrence celui de Montréal. Les gens sont très réceptifs et apprécient les polars. Aujourd'hui je signais aux côtés de l'auteur de best sellers Ian Halperin,  l'auteur de, entre autres, "les dernières années de Mickael Jackson". D'autres sont présents: Chattam, Werber et surtout Benacquista. Il me tarde que le livre sorte en France pour voir la répercussion sur le public français. Fan de polar, préparez vous à frissonner...

IMG_4296.JPGIMG_4297.JPGphoto 2: Nicolas Fréret, éditeur adjoint chez Transit éditeurs, et Jean-François Gayrard, l'un des 3 auteurs du "Roman d'Arnaud" à suivre sur Facebook.

mardi, octobre 27, 2009

Sang pour Sang - âme sensible, s'abstenir! Mon bouquin sort enfin!

Vous aimez les histoires à l'eau de rose, les gentils petits bouquins qui vous tirent la larme à l'oeil, les illusoires romans aux fins heureuses ? Passez votre chemin, ce livre n'est pas pour vous!

A venir : sortie de "Sang pour Sang", des éditions TRANSIT (éditeur du Nr 1 Best seller au NYT et un peu partout dans le monde des "dernières années de Michael Jackson" de Ian Halperin), en Novembre au Quebec, en mars 2010 en France. Déjà visible sur:


Sang_pour_Sang.php

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"Al aimait le silence de la nuit. Il aimait ses gens aussi : les petites frappes qui n’hésitaient pas à pointer leur nez, les dealers qui dormaient toute la journée et arpentaient les rues une fois l’obscurité tombée à la recherche de nouveaux clients. Il aimait les cris surgis de nulle part, les hurlements des chiens, les gamins qui pleuraient, les alcooliques qui refaisaient le monde. Il aimait les putes aussi, les filles de la nuit, qui fréquentaient ces mêmes frappes, dealers ou autres paumés comme lui. Al aimait la nuit car c’était la seule chose qu’il craignait. S’il avait le malheur de devoir s’endormir une fois la ville engloutie par les ténèbres, il s’arrangeait toujours pour être ivre mort de manière à ne pas se réveiller avant le lever du soleil. Les ténèbres à jeun le terrorisaient. »

Roman policier particulièrement noir, Sang pour Sang raconte la traque sanglante menée par deux flics new-yorkais contre des tueurs qui semblent suivre un parcours aussi chaotique qu’incompréhensible. Une enquête qui sera une véritable descente aux enfers pour l’inspecteur Al Sériani, policier à l’esprit torturé qui préfère la compagnie des prostituées à celle de ses collègues, et pour son coéquipier, David Goldberg, un jeune flic fraîchement sorti de l’académie de police. Un polar haletant et incisif.

Écrit à l'américaine dans un style efficace et dense, avec des dialogues qui évoluent entre du Frédéric Dard et du Audiard, le roman de Gipsy Paladini donne au lecteur une perpétuelle sensation d'empressement et de course contre la montre.

Un premier polar d’une noirceur et d’un cynisme stupéfiants, qui a toutes les chances de s’imposer rapidement comme le véritable successeur des meilleurs « hard boiled » américains. 

vendredi, octobre 02, 2009

Couverture de Sang pour Sang terminée

SPS_FINAL_FULL_COVER_OK_1_octobre_09.jpgLa voici en fin ! La couverture finale de Sang pour Sang. Sortie au Quebec 15 octobre 2009 et en France Mai 2010.

lundi, août 03, 2009

La légende de l’égalité de la femme et de l’homme

medium_h_et_f.jpgPensées féministes

A une soirée entre amis, on m’a assuré que la femme était l’égale de l’homme. Encore ignorante de ce fait, j’ai tout de suite voulu profiter des avantages d’une telle situation : j’ai cessé de faire le ménage, j’ai acheté un stock de pizzas congelés, j’ai fait pipi sur la lunette des WC et un peu partout à côté, j’ai laissé traîner mes culottes et mes chaussettes par terre, j’ai donné mon enfant à garder à ma mère pendant que je sortais avec des copines, en rentrant du boulot j’ai glissé mes pieds sous la table en demandant à mon mari ce qu’on mangeait, j’ai surfé sur Internet jusqu’à des une heure du matin, jouant au guerrier invincible sur des jeux interactifs ou masturbant mes yeux sur des sites porno dès que mon moitié avait le dos tourné…

Deux semaines plus tard, mon mari demandait le divorce, ma mère me traitait de mère indigne et mon fils refusait de me parler…

Allez comprendre…

jeudi, juin 05, 2008

Sur un air de blues

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Un air de blues qui n'en finit pas

Une Amérique profonde

Une gamine possédée par le démon du sexe

Un petit ami paumé qui l'abandonne pour partir à la guerre

Un homme sombre et aigri qui se transforme en radical prédicateur

 

A black snake

La guitare gémissante de Samuel L Jackson

Ricci se tortille comme possédée par tous les démons de la Terre.

1837477060.jpg Black snake is all, black snake is all i see

 L’ombre du passé se rapproche. Elle s’accroche à sa jambe

She’s got this seakness, you know? Which seakness ? She got crazy!

A voir en VO.

God put you on my path And i am to cure you and your weakness

1100761214.jpgA taste of the south sur un air de blues...

Ouah.

vendredi, mai 30, 2008

Supersizing America

973380552.jpgFilm : Supersize me
De Morgan Spurlock

Un américain sain décide de faire l’essai de manger Mac Donald trois fois par jour pendant un mois afin de juger les dégâts de la junk food sur son organisme. Outre ses trois repas, il s’impose les règles suivantes :

° Manger le menu Super Size* dès qu'on lui propose (le plus grand),
° Essayer chaque "plat" de la "carte" McDo,
° Pas plus de 5000 pas journaliers (en moyenne le nombre de pas effectués par les américains).

Check up chez les médecins, poids ideal, pas de tension, taux de glycémie parfait, pas de cholestérol, battements de cœur excellent, un homme en parfaite santé.

Au début c’est l’euphorie, quel américain ne rêve pas de manger trois fois par jour Mc Do, même moi qui suis pas fan de junk food, un bon Bic Mac juteux dégoulinant de cheese de temps à autre…, donc première fois il s’y rend, on lui propose de supersizer son menu. Pour quelques centimes de plus, pourquoi pas ?

Sourire jusqu’aux oreilles, il commence son énorme repas…qu’il termine au bout de 25 minutes (it’s like a work out, s’écrie-t-il à bout de souffle en louchant sur son coca de 1 litre…la plus petite boisson aux Etats Unis étant la plus grande en Europe) avant de tout revomir…donc première expérience : pas top…faut que le corps d’habitue.

3 jours plus tard, ça va mieux. Il s’y est fait finalement. D’ailleurs ça lui plait bien. A un tel point même qu’au bout de deux semaines, malgré la mise en garde des médecins qui le suivent, malgré les troubles du sommeil, une dépression naissante, des palpitations alarmantes du cœur, il continue son expérience et dépasse les trois repas par jour (deux heures après son repas, il a à nouveau faim)

Au bout d’un mois, les médecins sont sidérés de l’impact que la nourriture a eu sur son organisme :
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• De 84Kgs à 95,25Kgs,
• Grossissement du foie,
• + 0,65 g/l de choléstérol,
• Graisse corporelle de 11% à 18%,
• Risque cardiaque deux fois plus important,
 • Epuisement, Dépression, Troubles Sexuels,
• Addiction.

Et ceci en un mois…

Un des scientifiques interrogés prétend que le taux de sucre contenu dans ce genre d’aliments provoque des diabètes. Or si le diabète se développe avant quinze ans, l’enfant/ado perd entre 17 et 27 ans d’espérance de vie !

« we live in an environment where we are garanteed to be sick », dit-il.

Gros plan sur une école américaine. Au repas : pas d’assiette, des chips, des frites, des snacks, des pizzas dégoulinantes de fromage, et des barres chocolatées…le rêve d’un ado… « on ne leur donne pas de boissons gazeuses », tente de se défendre une employée quand on lui fait remarquer les lipides contenus dans les aliments. « Seulement du Gatorade ! »

Du Gatorade ? Une boisson énergétique utilisée par les sportifs pour étancher leur soif ! Qu’est-ce que du Gatorade a à faire dans un endroit où l’effort physique est inexistant ?

Dans une autre école c’est l’opposé : comme les élèves étaient très perturbés, on a tenté de changer la nourriture pour voir si ça avait un impact sur l’instabilité des élèves. Carottes, plat végétarien, lasagnes faites sur place, salade de fruits frais, etc. un régale pour les yeux et le palais. Objectif atteint : les écoliers se portent mieux et prennent plaisir à manger.

Mac Do pour 403011184.jpgcertaines personnes qui luttent ardemment contre lui est vu comme un dictateur dont le but est le génocide de la race humaine. Tout est bon pour attirer les gosses dans ses filets et faire de petits obèses qui mourront jeunes : dessin animé à la télé, air de récréation dans ses restaurants, etc. donc pas de surprise quand les petits reconnaissent sur les photos qu’on leur tend le clown Mac do, mais ni Georges Bush ni le pauvre Jésus.

On l’aura compris les américains aiment se remplir la panse, peu importe avec quoi. Savez-vous que les stations service aux Etats-Unis vendent plus de barres chocolatés, bonbons et boissons (dont l’une est de un demi galon…imaginer boire 2 litres de coca le temps de rentrer chez vous ! ) que d’essence ?

Plusieurs fois, j’ai remarqué que lorsqu’un serveur vous trouve à son goût il veut faire un geste pour le montrer. A plusieurs occasions, on m’a donné des boules de glace plus grosses ou plus de viande dans un kebab…je trouve intéressant cette réaction : parce que quelqu’un nous plaît, on tend à lui donner plus de nourriture…qu’est-ce qui pousse le cerveau à se montrer généreux même lorsqu’il s’agit d’une chose susceptible de rendre malade la personne…je veux dire : je ne me sens complimentée parce qu’on m’a servi un plat moins attractif que je ne pourrai pas finir ?! Plus n'est pas forcément mieux.

Ma conclusion dans cette histoire est que tout réside dans l’éducation. Je suis une femme moderne qui n’aime guère passer du temps dans la cuisine, travaillant comme beaucoup à longueur de journée. Pourtant je me rends comte qu’il est primordiale que nous, français et européens, nous perpétrions notre savoir vivre et ne tombions pas dans le piège de la nourriture facile et malheureusement rarement saine.

Maintenant pour ceux qui sont déjà tombés dedans et qui prétendent que c’est trop dur de changer, je vais laisser la parole à Jared Fogle, ancien junk food junkie, qui pesa jusqu’à 425 livres et qui parvint à en perdre 245 :

“The world is not gonna change…you have to change”*


*Le monde ne changera pas. C’est à toi de changer.

dimanche, mai 25, 2008

Le règne de l'égoïsme

433600031.jpgEt voici les rumeurs de grèves des fonctionnaires qui recommencent… sous la frustration toujours grandissante des non fonctionnaires. C’est qu’à Paris lorsque les transports en commun cessent, c’est le chaos. Deux heures de marche à pied pour certains, réveil à trois heures du matin puis attente infinie d’un RER qui ne viendra peut-être pas pour d’autres…

Ces heures perdues, ces absences non intentionnelles au travail sont-elles remboursées ? Bien sûr que non. Sans compter la fatigue physique des mères de famille qui habitent en banlieue  et qui doivent encore faire à manger en rentrant épuisées le soir ou la déception morale d'un chômeur qui a finalement obtenu un entretien au bout de deux ans et qui ne peut pas s'y rendre.

Alors comment ne pas comprendre la fureur qu’engendre l’annonce de grève de la part de personnes qui peuvent freiner le système sociétaire entier ?

 Certaines grèves sont plus justifiés que d'autres, disons qu'elles sont mieux comprises: personnel hospitalier, pêcheurs, etc. parce qu'on sait  qu'ils manifestent pour des conditions de travail meilleurs, voire un semblant de salaire digne...mais les fonctionnaires, eux, sont rarement supportés dans leurs revendications. On leur reproche souvent de refuser la remise à niveau intenté par les gouvernements.

Je ne veux pas tomber dans le piège facile de lynchage systématique des fonctionnaires, comprenant qu’étant ancré dans un agréable quotidien ils se battent pieds et mains pour préserver leurs privilèges (grands pour certains, petits pour d'autres), ce que je reproche néanmoins est le fait, qu’en réagissant ainsi, en ne voulant rien changer au système, ils font preuve d’un égoïsme sans égal. Ce que je comprends le moins est le refus catégorique de repousser l'âge de départ à la retraite –contrairement aux autres professions, ce qui fait que certains se retrouvent à 55 ans et moins à se la couler douce- et le fait également qu'ils ne veulent en aucun cas qu'on touche à leurs privilèges (dont l'incroyable sécurité de l'emploi, ce qui en soi est quand même un sacré avantage) qui datent pour certains de plus d'un siècle . Ma question est donc la suivante : en quoi s’octroient-ils le droit de travailler "moins " (d'heures en l'occurrence) ou du moins "moins longtemps "que les autres ? Comment justifient-ils une telle injustice ? Ne pensent-ils pas à l'avenir de leurs propres enfants? Certains prétendront que tous les fonctionnaires ne se la coulent pas douce comme certains semblent l’imaginer, et là-dessus je suis totalement d’accord ayant moi même de la famille dans ce milieu parfois injustement méprisé, néanmoins je pense ne pas me tromper en disant que le monde change, il me semble juste de changer avec…

Perdre des privilèges, même minimes, travailler plus pour gagner un peu moins, n’enchantent personne, mais si ça peut aider un plus grand nombre de personnes qui eux malheureusement n’ont pas ce genre de légers soucis  à mieux vivre voire à survivre, comment s’y refuser ?

Il ne faut pas penser qu’à soi, regarder son nombril, ses intérêts…au contraire il faut essayer d’ouvrir ses œillères et de voir le monde dans son ensemble, davantage encore à notre époque où la nature se rebelle et notre monde peine à rester en santé, nous devons nous tenir coude à coude et penser au prochain. C’est notre seule chance de survie.

Personnellement je travaille depuis de nombreuses années dans l’hôtellerie. Pendant longtemps j'ai été réceptionniste, je commençais à 6heures du matin ou terminais à 23 heures, je travaillais les jours fériés (la plupart sans recevoir de prime supplémentaire) et en dix ans, je n’ai jamais pu passer un weekend en  famille. Outre les conditions de travail éreintantes du milieu hôtelier, le salaire est rarement très alléchant :  le smic généralement et pourtant je parle 6 langues. Donc si je voulais parler d’injustice, je me dirais : pourquoi quelqu’un comme moi qui a fait des études, a de l’expérience et parle six langues est payé au même niveau qu’une femme de chambre illettrée ? Voilà ce que je pourrais ruminer à longueur de journée…

Mais en y pensant bien, en quoi ai-je le droit de réclamer d’être privilégiée par rapport à des personnes qui travaillent physiquement plus dure que moi et qui se retrouvent le dos cassé entre autres problèmes bien plus graves de santé après 15 années de service simplement parce qu’elles n’ont pas eu la chance  d’étudier et de voyager ?

Nous ne parlons pas là de justice sociétaire mais bel et bien de justice humaine : en quoi mériterais-je plus d’argent ou de privilèges simplement parce que je suis plus éduquée ?

C’est pourquoi je pense qu’il vaille mieux éviter les extrêmes pour privilégier l’égalité et ainsi envisager les choses du point de vue « humain ».

Comme je l’ai dit plus haut :

Le monde change et nous nous devons de changer avec.

samedi, avril 19, 2008

Le mythe du méchant requin et autres bêtises humaines

0424e318fb5c450258c2528b0d05d4af.jpgJe vous écris pour vous inciter à regarder Sharkwater -titre français: les seigneurs de la mer-, un documentaire qui passe au ciné sur les requins, et le massacre dont ils sont victimes, leur faisant prendre du fait le chemin de l'extinction. C'est incroyable la désinformation qui tourne autour de ceux-ci (le méchant monstre est en fait un curieux timide qui aime étudier les étranges créatures que sont les hommes lorsqu'ils pénètrent dans son domaine, à savoir l'Océan). Le film nous montre à quel point ils sont utiles voire essentiels pour le cycle planétaire et notre propre survie à nous, les hommes, et nous dévoile l'horrible trafic dont ils sont les victimes - 10000 requins sont tués toutes les heures.a7a2f23265bd4f8685898f2b1e15bbcc.jpg


Dans les pays asiatiques, les ailerons de requin sont devenus à la mode, ils coûtent environ 200 $, une soupe d'aileron de requin coûte dans les 90$. Du coup Ils attrapent les requins, leur coupent, encore vivants, l'aileron, et les rejettent dans la mer, la gorge parfois tranchée et vivant; évidemment ils y meurent dans d'horribles souffrances.

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Regardez-le et si comme moi vous vous sentez concerné par le sort injuste qu'on fait vivre à ces créatures, visitez le site et signez la pétition. 
http://www.sharkwater.com/
 
C'est ironique de se rendre compte que finalement l'Homme mourra de ses propres mains...

 

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lundi, mars 24, 2008

Question existentielle

 

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(…)

Malgré le bonheur pourtant plus humble que je ne l’avais imaginé d’avoir ainsi achevé ce que je considérais comme mon premier véritable ouvrage, une vague nostalgique s’empara de moi. C’était comme si, en écrivant ce livre, je m’étais libérée de toutes mes pensées, comme si j’avais en quelque sorte balayé mon esprit et qu’il était temps pour moi de passer à autre chose afin de nourrir mon imaginaire de mets nouveaux.

Ma vie aussi, que j’avais jusqu’alors tellement appréciée, avait perdu de sa saveur. Les voyages commencèrent à m’ennuyer, les villes finissaient par toutes se ressembler, un peu comme les hommes d’ailleurs. Je partais un temps mais finissais inéluctablement par revenir au point de départ, à quoi bon donc une telle évasion ? Mon travail n’échappa pas à mon malaise. Je n’y trouvais plus aucune satisfaction, et, pour combler le tout, je tombai gravement malade au retour d’un séjour au Carnaval de Venise.

Un docteur shooté à la connerie du service des urgences dans lequel j’atterris me diagnostiqua (incorrectement) une hernie. Clouée au lit d’interminables journées, je pris pour la première fois conscience de ma solitude. J’étais dans un pays étranger –bien qu’à cette époque même la France, ou surtout la France, m’était étrangère-, j’avais certes de nombreux amis mais personne de vraiment très proche, et surtout aucun membre de ma famille pour me consoler. Je crois que c’est dans ce genre de situation qu’on se rend compte de l’importance de celle-ci.

Pour la première fois depuis mon arrivée dans ce pays j’étais donc seule, vraiment seule.

En près de deux ans, j’avais toujours travaillé ou voyagé et, d’un jour à l’autre, je devais rester alitée avec pour unique compagnie des pensées non pas fictionnelles, comme je les affectionnais, mais purement existentielles.

Qu’allais-je faire de ma vie ?

La fameuse question que je me posais déjà il y a deux ans. J’en revenais donc au point de départ. A croire que l’existence est ainsi faite : on passe notre temps à se poser cette question jusqu’au jour où on réalise qu’on est vieux et usé. Alors on se retourne et on se dit : « qu’ai-je fait de ma vie ? ». Et la réponse est « rien » car on a passé son temps à tenter de répondre à la première question.

samedi, mars 22, 2008

Souvenir américain

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Assise dans l’avion en partance pour les Etats-Unis, je miroitais déjà les plages ensoleillées, les décapotables rutilantes, les surfeurs bronzés, au lieu de quoi j’atterris dans une auberge de jeunesse miteuse dans le quartier grunge de San Francisco.

Pendant plus de deux mois, je partageai ma chambre avec six filles tatouées et piercées dont une infirmière suisse lesbienne qui adorait me regarder dormir, me causant du fait des frayeurs mémorables lorsque je la trouvais, à mon réveil, assise au bord du lit à me caresser le visage.

Le reste du casting valait autant le détour, une armée d’humanoïdes qui s’étaient paumés dans la vie mais se retrouvaient le temps d’une ligne de coke qu’ils sniffaient assis par terre en regardant South Park à la télé.

Comme je n’avais pas de boulot et tout juste de quoi survivre deux jours, ayant voyagé avec deux cent dollars en poche, je me présentai au propriétaire syrien dont le sourire s’élargit jusqu’aux oreilles en me voyant. C’est sûr avec mes brushings, mes robes qui sentaient la lavande et mes faux ongles, c’était moi la marginale dans le tas.

Il me proposa de remettre un peu d’ordre à la réception où tout le monde et personne ne bossait vraiment. Je dus partager une pièce ou plutôt un placard de huit mètres carrés avec un italien joufflu qui n’avait pas connu les joies du bain depuis au moins six mois. Faut dire aussi que pour se laver dans les douches recouvertes de crasse entre autres substances douteuses qui s’accrochaient obstinément à l’émail écaillé des salles de bain de l’hostel, fallait vraiment ne pas pouvoir se passer des douces caresses du gant de toilette. Silencieusement, je maudis le guide du routard qui m’avait envoyée dans cet endroit apocalyptique mais pittoresque. C’est sûr, on était loin des villas de rêve…des golden boys américains, des beaux Jason, John ou Luke des séries américaines qui nous faisaient nous consumer de désir, adolescentes.

Après avoir dégoté une fausse green card dans le quartier mexicain de Mission, d’où je me fis raccompagner en voiture par un énigmatique mais néanmoins sympathique latino constellé de tatouages avec qui je discutai des avantages et inconvénients de vivre illégal aux Etats-Unis et qui me conseilla gentiment de ne pas me laisser accoster par n’importe qui, comme je l’avais fait avec lui, parce que la prochaine fois je pouvais ne pas tomber sur un membre de gang aussi compatissant (gloup), je trouvai un boulot dans un bistrot tenu par un hystérique parisien avec un affreux accent exagérément français et fréquenté par une Sharon Stone incognito qui ne quittait jamais ses lunettes de soleil même pour manger.

Entre mon boulot à l’auberge de jeunesse et celui au restaurant, j’atteignais les cent heures hebdomadaires. Mes apports d’argent s’élevant entre 120 et 170$ la soirée, au bout de deux mois seulement, je pus finalement m’acheter mon premier ordinateur, un gros portable super lourd que je ne quittais jamais même quand je dormais.

Quel bonheur d'avoir enfin de la compagnie, quelqu’un à qui j’allais pouvoir confier mes états d'âme les plus déjantés.

Dorénavant je ne serais plus jamais seule.

 

vendredi, février 22, 2008

Atatürk, si tu savais...

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La Turquie à l’instar du Liban est l’exemple même que l’islam peut très bien s’allier avec la laïcité lorsque le peuple y met du sien.

Tempéré, souple, l’islam turque, tel que le vivent la plupart des turques, ne fait pas peur. Prenez un thé à la pomme sur la colline d’Alanya, admirez les mosquées au lever du soleil à Istanbul,  taillez une bavette avec un marchand de tapis à Antalya…aucune animosité dans l’air. On se sent en sécurité.

Pourquoi autant de jeunes turques, étant nés ou ayant grandi en Allemagne, retournent-ils dans leur pays d’origine un fois leur majorité entamée ? Parce qu’ils ont foi en celui-ci, foi en son potentiel, foi en son avenir. La Turquie est un pays jeune, dynamique, riche en histoire donc en culture et en merveilles naturelles. La Turquie est donc un pays prospère en tourisme, et le développement touristique d’un pays est presque toujours signe de tolérance.

Certains clament que la Turquie est une petite Allemagne. Ce à quoi je réponds : quoi de mal à l’émancipation ? Parce que c’est bien ce dont il agit. Qu’on compare un pays musulman à un pays occidental est bel et bien un signe d’émancipation. Or c’est ce qu’est la Turquie. Une femme plantureuse, émancipée, et pourtant droite, fière, pas une femme facile comme ces pays où ne subsistent plus aucun signe de moralité et qui se baladent la culotte à la main, non, la Turquie est une femme qu’on regarde de loin sans oser l’approcher de crainte qu’elle ne soit fatale, un peu comme ces plantes orientales d’une beauté vénéneuse. La Turquie, encore mystérieuse aux yeux de nombre d’européens, est un pays qu’on respecte.

Or cette émancipation du pays n’a été possible que grâce notamment à la laïcisation du pays par Mustafa Kemal Atatürk, premier président de la République de Turquie et admirateur de la Révolution Française, qui en 1934 (10 ans avant la France) donna le droit de vote aux femmes et interdit  le voile dans la fonction publique et les universités*.

C’est toujours la laïcité qui permet d’avancer.

Les défenseurs de la levée de l’interdiction du hijab soulèvent les droits de l’homme : on ne peut pas fermer la porte à une personne à cause de sa religion. Or on ne parle pas ici d’hostilité envers une religion, la Turquie elle-même étant musulmane, nous parlons d’affichage ostensible d’une religion. Donc moi je demande : et le droit à la laïcité dans tout ça ? N’est-ce pas le choix le plus juste dans ces temps instables de conflits al-quaïdiens ? N’avons-nous pas eu justement cette dernière décennie suffisamment de preuves qu’il vaut mieux garder sa foi pour soi. L’afficher étant bien souvent vu comme de la provocation à l’instar des jeunes adolescentes pro-hijab dans les banlieues françaises ?

Ma question est donc la suivante : lever l’interdiction du voile notamment dans les universités alors que depuis près d’une huitaine de décennies on l’a aboli, n'est-il pas faire un pas en arrière ? A un moment où la Turquie est en route pour l’européisation, ne représente-t-il pas justement un nouvel obstacle pour son acceptation ?

Certains me feront remarquer que 403 députés sur les 550 présents ont voté en faveur de ce voile, ce à quoi de nouveau je réponds : combien y avait-il de femmes parmi eux ? Car après tout, cette histoire ne concerne-t-elle pas principalement les femmes ? N’est-ce pas elles, justement, qui doivent souffrir d’ainsi se laisser « distinguer » ? Je peux difficilement m’exprimer à leur place, mais en tant que femme, je me permets d’imaginer que pour notamment les féministes turques, que cette nouvelle loi horripile comme vous pouvez bien l’imaginer, la vision de ce voile est signe d’oppression et de perte de ce qui était acquis. Or depuis quand un peuple qui veut se développer regarde-t-il en arrière ? Rien de bon n’est jamais arrivé en copiant les choses du passé.

En y réfléchissant plus profondément, je ne pense pas que ce soit le voile en lui-même qui fasse peur, c’est ce qu’il représente. Admettons donc que le voile soit accepté, non sans avec certitude la fin de la paix en Turquie car soyons sincères, tout le monde ne s’y conformera complètement ce qui engendrera d’éternels conflits qui naturellement s’aggraveront lorsque des cellules plus extrémistes voudront faire clamer leurs droits, car alors droits ils auront, néanmoins admettons que celui-ci soit accepté dans les universités, qu’est-ce qui nous dit que d’autres requêtes plus astreignantes et oppressantes ne suivront pas ? Ce pied de nez à la laïcité n’est-il pas juste une porte ouverte à d’autres requêtes islamiques plus extrémistes ?

Voilà, cher Atatürk, où en est ton pays. Ne t’inquiète pas. Tous tes enfants ne se retournent pas contre toi, le père de la laïcité et de l’occidentalisation de ton pays, des centaines de milliers d’entre eux, la plupart des femmes, parcourent les rues pour faire entendre ta voix. Et je suis de tout cœur avec eux, parce que je suis fier de toi, fier qu’un homme au début du XIXe siècle ait pu voir aussi clair et ainsi ouvrir le chemin de la tolérance à un peuple au passé pourtant belliqueux.

Nous savons tous que la laïcité est la clé du développement ; qu’elle seule peut sauver un pays. Ne laissons pas la provocation et l’intégrisme bouleverser tout ça.

* craignant une guerre civile, à l’époque, il se contenta de le « déconseiller »

 

samedi, novembre 10, 2007

La triste réalité de la pauvreté

medium_CIMG3018.3.jpgLes annonces du MetroNews de São Paulo (Brésil), journal proposé gratuitement aux usagers du métro, sont hautes en couleurs.

Une ribambelle de jeunes filles (et de jeunes hommes) se proposent pour toutes sortes de frasques sexuelles, en groupes parfois, particulièrement détaillées, ce qui dans un premier temps fait sourire (par ex: Laura, 19ans, fait tout ce que votre femme refuse de faire)

Evidemment lorsqu'on s'intéresse plus sérieusement aux annonces, on ne peut ignorer la détresse que celles-ci exsudent: des jeunes gens, la vingtaine pas même amorcée, qui sacrifient leur sentiment le plus cher, à savoir leur dignité, pour pouvoir manger.

"Alina, 19ans, aucune limite. Esclave docile. 10reais (4euros)"

"Carla et Carole+3amies. 18ans. Font tout pour 20reais (8euros)"

Ou pire encore, comme quoi même l'horreur a des degrés,:

"Nara. Sexe sans préservatif. Jusqu'au bout..."

...et ceci pour 10reais (4euros)...

A croire que la mort est la seule chose que les pauvres peuvent toujours se payer.

samedi, octobre 27, 2007

10ème position au concours Figaro "dénouez l'intrigue"

medium_MurderParty.jpg

Je n’ai jamais été fan de concours. Notre potentiel talent revu et corrigé par une bande d’inconnus, non, ça ne m’a jamais tenté. Sans parler de la douleur de la défaite, si tel est le cas. Sacré coup au moral quand on n’est pas retenu.

Puis voici qu’il y a deux mois o meu marido me ramène le Figaro magazine.

 –Regarde à la fin, me dit-il, il y a un concours que tu devrais faire.

Je fronce du nez : je bosse déjà 9 heures par jour, en plus des quelques heures que je gratte par ci, par là pour écrire, en plus des lauréats au Goncourt à bouquiner, des courses à faire, des ongles à manucurer (oui oh, ça va!), etc.…alors vas-y pour trouver du temps à y consacrer…

Pourtant on sait tous que si on veut vraiment, du temps on en trouve, encore faut-il  vaincre les nombreuses dissuasions qu’on rencontre sur notre chemin (paresse, fatigue, paresse, devoirs domestiques, paresse, obligations sociétaires (whatever it means), est-ce que j’ai déjà dit « paresse ? »)…enfin tout ça pour vous dire que finalement j’ai décidé d’en lire au moins les règles.

Titre du concours : « Dénouez l’intrigue ». Dans les 8 prochaines semaines on nous présenterait les 8 premiers chapitres du nouveau livre de Patricia Cornwell « Tolérance zéro » (ça commence mal, je suis pas fan), suite auxquels nous devions imaginer une suite et une fin. Evidemment le livre étant sorti aux Etats-Unis, tout récit trop proche de l’intrigue originale serait disqualifié.

Je me mets donc au boulot un samedi matin, quelque peu sceptique. Je regroupe les personnages, je résume leur profil, et je me lance…pour finir par ne plus pouvoir m’arrêter. Les personnages s’emmêlent, leur profil psychologique s’approfondit, d’autres personnalités viennent étoffer l’histoire, et bientôt je me rends compte que j’ai matière à écrire un bouquin entier.

Prolonger l’histoire d’un autre a franchement été une expérience extraordinaire qui m’a encore une fois prouvé qu’on ne doit pas laisser la paresse ou toutes les autres choses de l’existence (surtout la peur !) nous dévier de ce qu’on aime vraiment faire. Parce que c’est justement en nous remettant en question, en nous défiant constamment qu’on peut savoir ce qu’on vaut vraiment.

Le petit bémol est qu’il fallait résumer notre suite/fin de l’histoire en 2 pages, ce qui m’a pris un temps fou, n’étant pas doué pour les résumés. Une fois terminé, je me suis rendu compte que je devais imprimer le texte en Courier New dont les caractères sont plus larges que le Times New Roman, du coup j’avais presque 2 pages de plus !!!

 

Quelques semaines après l’envoi de mes pages corrigées je reçois de la part du Figaro le livre de Patricia Cornwell. En relisant le chapitre 8, je me rends compte que je me suis plantée sur un personnage (je l’avais pourtant relu une dizaine de fois ce chapitre mais c’est pas évident de s’accaparer les personnages d’un autre). Mon erreur ne me paraissant pas moindre, ayant commencé ma version de la suite de l'histoire sur ce personnage, j'ai pensé "tant pis pour moi. C'aura au moins été une expérience intéressante".

 

Mais voici pas que le 20 octobre, je m’en vais par curiosité consulter la liste des gagnants…et que vois-je ? MON NOM…en DIXIEME position !

 

Merci à vous, jury du Figaro. You made my day (and a lot of other ones actually !)
 
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